Sommeil, anxiété et bonheur

Pourquoi bien dormir est essentiel pour l’équilibre émotionnel

Le 13 mars marque deux journées internationales particulières : la Journée mondiale du sommeil et la Journée internationale du bonheur.

personnes dormantes melant anxiété et bonheur


À première vue, ces deux thèmes semblent éloignés. Pourtant, dans la vie quotidienne – ils sont souvent étroitement liés.

Le sommeil joue un rôle fondamental dans la régulation de nos émotions, de notre niveau de stress et de notre bien-être psychologique. Lorsque les nuits deviennent difficiles, il n’est pas rare que l’anxiété, les ruminations ou l’irritabilité prennent davantage de place.

Comprendre le lien entre sommeil et équilibre émotionnel peut être une première étape pour retrouver un mieux-être durable.

Le sommeil : un régulateur essentiel de l’équilibre émotionnel

Pendant la nuit, le cerveau réalise un travail essentiel. Il trie les informations de la journée, régule les émotions et permet à l’organisme de récupérer physiquement et mentalement.

Lorsque le sommeil est réparateur, plusieurs effets positifs apparaissent :

  • une meilleure gestion du stress
  • plus de clarté mentale
  • une régulation émotionnelle plus stable
  • davantage d’énergie dans la journée

À l’inverse, un sommeil fragmenté ou insuffisant peut fragiliser l’équilibre psychologique.

Dans ces situations, certaines personnes décrivent :

  • une fatigue persistante
  • des pensées qui tournent en boucle
  • des inquiétudes difficiles à apaiser
  • une difficulté à « déconnecter » le soir

Ces manifestations sont fréquentes dans les troubles liés au stress, à l’anxiété ou aux ruminations.

Sommeil et anxiété : un cercle qui peut s’installer

Le sommeil et l’anxiété entretiennent souvent une relation étroite.

Beaucoup de personnes consultent également pour des pensées qui tournent la nuit, des ruminations ou une difficulté à calmer l’esprit au moment du coucher.

Lorsque l’esprit reste en alerte, l’endormissement devient plus difficile. Les pensées reviennent, les préoccupations s’intensifient, et le corps peut rester dans un état de tension.

Progressivement, un cercle peut s’installer :

  1. le stress perturbe le sommeil
  2. la fatigue accentue l’anxiété
  3. l’anxiété rend l’endormissement encore plus difficile

Dans certains cas, ce fonctionnement peut aussi être lié à des expériences difficiles ou à un vécu traumatique, où le système nerveux reste plus facilement en vigilance.

Lorsque le sommeil s’améliore, l’équilibre revient progressivement

Dans de nombreux accompagnements thérapeutiques, une amélioration du sommeil entraîne souvent des changements visibles dans la vie quotidienne.

Les personnes décrivent par exemple :

  • une plus grande patience
  • une diminution des ruminations
  • une capacité à relativiser certaines préoccupations
  • le retour d’un certain plaisir dans des activités simples

Bien dormir ne résout pas toutes les difficultés, bien sûr. Mais le sommeil constitue souvent une base importante pour retrouver un équilibre émotionnel.

Comment la psychothérapie peut aider

Lorsque les troubles du sommeil sont liés au stress, à l’anxiété ou aux ruminations, un accompagnement psychothérapeutique peut aider à comprendre ce qui maintient cette tension.

Selon les situations, différentes approches peuvent être proposées :

L’objectif n’est pas seulement de « mieux dormir », mais de retrouver un fonctionnement plus apaisé au quotidien.

Consulter pour des difficultés de sommeil

Dans mon cabinet à Nozay (Essonne), les difficultés de sommeil liées au stress, à l’anxiété ou aux ruminations font partie des motifs de consultation fréquents.

Parfois, quelques ajustements ou un accompagnement ciblé permettent déjà d’apaiser le fonctionnement du soir et de retrouver progressivement un rythme plus serein.

Si le sommeil devient difficile ou si l’esprit reste en alerte une grande partie du temps, il peut être utile d’en parler.

👉 Les rendez-vous peuvent être pris directement en ligne.


Un des pionniers de la sophrologie en France

Selon la biographie du Dr Jean-Pierre HUBERT (1927-2021), l’un des grands spécialistes et pionnier de la sophrologie en France :  » il y a eu dans ma vie professionnelle des rencontres qui ont décidé sinon véritablement de ma carrière du moins à ce que j’allais donner comme sens à ma vie de praticien. Ma rencontre avec le Docteur Raphaël CHERCHEVE, stomatologiste des Hôpitaux et à cette époque responsable de l’Association des Gueules Cassées, avec mon analyste le Docteur DURAND de BOUSSINGEN, puis avec le Docteur Alfonso CACEYDO et enfin Alexander LOWEN ainsi que mon approfondissement en Naturothérapie se trouvent à l’origine d’un renforcement de ma pensée. « 

Jean-Pierre HUBERT créa le 1er centre de sophrologie à Paris en 1971 avec Alfonso CAYCEDO.

Il a écrit plusieurs ouvrages, dont un qui fait encore référence aujourd’hui, « Traité de sophrologie » écrit avec son acolyte, Raymond Abrezol (Fondateur de l’Ecole Suisse, pionnier de la Sophrologie européenne), qui présente les techniques fondamentales de la sophrologie comportementale et analytique.

L’analyse sophro-biodynamique

Jean-Pierre HUBERT  est également le père de l’analyse sophro- biodynamique ou sophrologie analytique découvrante.  Cette méthode est, à chaque séance, en rapport avec le corps physique, dans une relation sensation – perception.  Cette relaxation est libératrice. La détente engendre une ouverture mentale purement sophrologique, une vigilance, une sérénité  particulière, qui va permettre de libérer la parole  » le allez, dites ».  

Cette approche prend tout son sens chez les personnes confrontées au stress ou à l’anxiété, lorsque la tension corporelle et mentale devient difficile à relâcher.

Qu’entend-on par bio-dynamique ?

C’est le mouvement, le geste et l’expression libératoire du geste. La bioénergie, c’est l’énergie de la vie. Ce qu’on découvre c’est une reprise de la philosophie de REICH, à travers la présence de la cuirasse corporelle, son éclatement, son traitement. 

L’expression bio-dynamique va entraîner une expression de colère inavouable mais libératrice. 

Cette expression bio-dynamique est déjà présente dans la Relaxation dynamique de base. Cette expression du geste, cette colère infantile, la régression narcissique primaire va nous donner le moyen d’exprimer cette colère , son angoisse, et libérer le discours du sujet. Le geste va lui permettre de parler.

Vidéos

Dans les vidéos ci-dessous, le Dr Jean-Pierre HUBERT, nous présente sa vision de la sophrologie.

Chronique 1 : La sophrologie

Chronique 2 : Sophrologie au début et aujourd’hui


Sophrologie en groupe à Nozay (91) : séances et bienfaits

Logo Prenez soin de vous !

Depuis septembre 2022,  j’anime des séances de sophrologie, en groupe, au sein de l’association de NOZAY « Prenez soin de vous ! ».

Pratiquez la sophrologie en groupe

Actuellement les séances ont lieu :

  • les mardis de 19h45 à 20h45 et les jeudis de 19h à 20h à Nozay 91 pour les adultes,
  • L’objectif général est de vous entrainer chaque semaine, afin d’améliorer votre qualité de vie. Vous apprendrez à vous relaxer, à vous ressourcer, à réguler votre énergie, à apaiser votre mental en réduisant le stress et l’anxiété, en gérant vos angoisses, vos émotions… Cela vous permettra également de vous projeter sereinement dans l’avenir, de retrouver la confiance en vous, la motivation…

Allez à la découverte de vous-même

La sophrologie est un processus de découverte de soi et de transformation.

Nul besoin d’être sportif pour pratiquer cette activité. Les exercices dit de relaxation dynamique, se pratiquent assis et/ou debout et sont à la portée de toutes personnes. Ils permettent de découvrir ou redécouvrir cette alliance entre le corps et l’esprit, indissociable pour une bonne harmonie.
Ces exercices mettent en œuvre la libération des tensions corporelles, différentes visualisations et la respiration.

La sophrologie ne nécessite pas de tenue particulière, juste une tenue confortable. Vous pouvez, pour votre confort, apporter un tapis de yoga, une couverture, un coussin…

Les séances de sophrologie en groupe à Nozay (Essonne) permettent de découvrir des exercices simples pour mieux gérer le stress et retrouver un équilibre intérieur.

Offrez vous cette parenthèse une fois par semaine,

Un moment rien que pour vous qui vous permettra de passer une meilleure semaine !


Pas d’écran chez les enfants avant 3 ans : pourquoi ?

enfant consultant un écran

 

Pour de nombreux experts, la télévision, les écrans en général, ne sont pas adaptés aux enfants de moins de 3 ans et doivent être utilisés avec parcimonie, en fonction de l’âge et du développement de l’enfant.

Avant 3 ans le bébé passe par plusieurs étapes dans son développement. Il est attiré par tout ce qui bouge, il découvre qu’il peut agir sur son environnement notamment par l’interaction sociale, il commence à toucher et montrer les choses, vers 9 mois, il commence à imiter ce qu’il voit, vers un an et demi ou deux ans, il met des mots sur les choses et comprend déjà quelques expressions.

Pour développer ses capacités, l’enfant a besoin de s’appuyer sur la relation avec l’adulte. Un adulte attentif, disponible pour lui, afin de répondre à ses sollicitations.

L’exposition à des images le met dans une situation passive, à un moment clé de son développement, où au contraire, il doit être actif ! Lorsque vous donnez du réconfort, de l’affection à votre enfant, lorsque vous jouez avec lui, des milliards de connexions se créent dans son cerveau.

A contrario, lorsqu’un enfant a peu d’interaction avec l’adulte, lorsqu’il est passif, comme il peut l’être devant un écran, le développement du cerveau se fait moins bien, car plusieurs circuits de neurones ne sont pas stimulés.

Il est important de rappeler la recommandation
de ne pas exposer les enfants aux écrans avant l’âge de 3 ans.

Entre 0 et 3 ans, se constituent le socle des apprentissages et notamment du langage. Il s’agit d’une période de vulnérabilité particulière de l’enfant car les effets délétères sur le langage, le sommeil, les apprentissages, la corpulence, ne pourront s’observer que bien plus tard.

C’est important lors des repas, car les écrans modifient l’attention portée à ce que l’on mange, aux autres, augmente les apports, fait disparaître la richesse des interactions autour de la nourriture.

Lorsque vous donnez à manger à votre bébé ou lorsqu’il joue dans la pièce, éteignez la télévision, laissez de côté quelques instants votre téléphone, soyez pleinement dans la relation. L’interaction avec le monde qui l’entoure est essentielle.

Beaucoup de parents ne comprennent pas l’impact que peuvent avoir les images sur leur enfant et disent « mais il ne regarde pas ». Les résultats d’une étude Américaine, ont pu démontrer que lorsque la télévision est en bruit de fond dans une pièce, même si l’enfant ne la regarde pas, son attention est perturbée. Il a même été observé que le temps qu’il passe à jouer diminue, ce qui entrave son bon développement.

Ne comptons pas sur les créateurs de programmes télévisuels pour enfants, qui ne souhaitent qu’une seule chose, capturer leur attention et en faire de futurs consommateurs soumis.

« Non au formatage des cerveaux ».

Serge Tisseron, psychiatre, psychanalyste, docteur en psychologie, directeur de recherches à l’Université de Paris X-Nanterre, en a fait le sous-titre d’un de ses livres « Les Danger de la télé pour les bébés ». Il a également conçu une règle de « diététique » des écrans en famille. La règle 3-6-9-12+

Lire également : Les balises 3–6–9–12

  • Balises 3-6-9-12 pour réguler la consommation d’écrans des écrans. Permet aux parents d’éduquer leurs enfants au bon usage de ces technologies.
    La conséquence des images violentes sur les enfants et les adolescents, n’est plus à démontrer. Ni celle qui est faite aux très jeunes enfants qui sont captés par la télévision dès le plus jeune âge.
    C’est ainsi que la consigne  « Pas d’écrans pour les moins de trois ans »,  est née.

La question des outils numériques est un problème sociétal.

A nous d’apprendre à nos enfants à se passer d’écrans, mais aussi d’apprendre à s’en servir, d’apprendre à identifier leurs dangers, afin de profiter de tout ce qu’ils peuvent nous apporter d’enrichissant et de positif, sans pour autant les diaboliser !

Si nous voulons vivre dans une société bienveillante, sans que cela reste un vain mot, alors encourageons nos enfants à maintenir des relations, des interactions, leur créativité, le plaisir de partager avec d’autres, avec ou sans écran.

Les enfants étant dans le mimétisme, appliquons-nous, à nous-même, ces mêmes règles. Nous pourrions être agréablement surpris de l’impact positif que cela pourrait avoir sur notre propre vie.
Moins d’anxiété, moins de stress, moins d’impatience…

Les bénéfices de la sophrologie pour les enfants

La limitation de l’utilisation des écrans peut-être une source de difficultés pour votre enfant, de conflits.
La sophrologie va lui permettre de s’apaiser, de mieux gérer ses émotions et de retrouver un équilibre de vie.

Lire aussi : L’enfant et la sophrologie


Hypersensibilité : comprendre ses émotions et mieux vivre avec

jeune femme hypersensible

Hypersensibilité : comprendre quand on est
une personne hautement sensible

On parle souvent d’hypersensibilité, mais le terme plus juste est celui de personne hautement sensible.

La personne hautement sensible possède une sensibilité sensorielle accrue, ce qui l’amène à percevoir les stimuli du quotidien de façon plus intense.

Elle est souvent décrite comme une “éponge émotionnelle”, captant facilement les émotions des autres : tristesse, angoisse, tension… Ce qui peut influencer directement son propre état intérieur.

Elle présente également une sensibilité accrue au niveau des cinq sens et perçoit plus intensément certains stimuli du quotidien :

  • des sons qui peuvent générer des réactions émotionnelles fortes, parfois jusqu’à perturber le sommeil
  • des odeurs qu’elle est parfois la seule à percevoir
  • des goûts très marqués, pouvant aller jusqu’au rejet ou à l’aversion
  • des sensations corporelles (matières, vêtements) vécues de manière amplifiée
  • une sensibilité visuelle accrue (lumières, détails, intensité lumineuse)

Atout ou difficulté ?

Ce qui peut, au premier abord, être vécu comme envahissant ou difficile à gérer peut également devenir une véritable force.

L’hypersensibilité est souvent associée à :

  • une grande empathie
  • une intuition fine
  • une forte créativité
  • une richesse émotionnelle
    Tout dépend de la manière dont elle est comprise et apprivoisée.

Les bénéfices d’un accompagnement thérapeutique adapté

Un accompagnement thérapeutique permet à la personne hypersensible de mieux comprendre son fonctionnement et de transformer cette sensibilité en ressource.

La sophrologie fait partie des approches particulièrement efficaces pour les personnes hypersensibles, notamment pour se reconnecter à leurs ressentis et apaiser le corps.

Selon les besoins, différentes approches peuvent être utilisées :

  • La sophrologie pour se reconnecter à ses ressentis et apaiser le corps
  • Les TCC pour mieux comprendre et réguler les pensées et réactions émotionnelles
  • L’hypnose pour agir en profondeur sur les mécanismes automatiques
  • La réalité virtuelle (TERV) pour s’exposer progressivement à certaines situations et diminuer les réactions émotionnelles

Cet accompagnement permet de :

  • mieux identifier ses émotions
  • prendre du recul face aux situations
  • diminuer la surcharge sensorielle et émotionnelle
  • retrouver un sentiment de sécurité intérieure
  • développer des ressources personnelles durables

Vous pouvez également consulter :

Vous vous reconnaissez ? Parlons-en.